Publié le 25 Septembre 2025

Madame Lucienne Forestier-Gaillard vient de s'éteindre le 24 septembre 2025 à l'âge de 96 ans.

Native de Saint-Blimont dans le Vimeu,  fille ainée d'une famille de résistants, elle effectue son premier acte de résistance,  du haut de ses 12 ans en participant à un défilé patriotique en arborant les couleurs bleu blanc rouge. A l'âge de 13 ans  elle devient  agente de liaison transmettant des messages, des tickets de rationnement, distribuant des tracts et le journal clandestin le Picardie Libre, accompagnant des aviateurs alliés vers leurs planques. Sa jeunesse lui permet de ne pas attirer l'attention des Allemands

 Lors de  l’arrestation de ses parents, Françoise et André Gaillard, le 16  juin 1944  elle réussit à  s’échapper avec sa jeune sœur, âgée de 4ans et demi, pour se réfugier  chez  son oncle et poursuit ses missions d'agent de liaison.

Ses parents, emprisonnés à Abbeville, sont libérés à la suite d'une opération audacieuse menée  dans la nuit du 21 au 22 juin 1944  où 11 individus attaquent la maison d’arrêt et libèrent 30 détenus incarcérés sans tirer un seul coup de feu. Son père était l'un des piliers de la 3e compagnie des Francs-tireurs et Partisans (FTP) du Vimeu et dirigeait  le groupe de Saint-Blimont.

En tant que présidente départementale de l’Association nationale des anciens
combattants de la résistance, madame Lucienne Forestier-Gaillard  est beaucoup intervenue dans les établissements scolaires pour raconter son histoire et témoigner de l'importance de l'engagement.

"La liberté, il faut l'avoir perdue pour savoir ce c'est."

Reconnue combattante volontaire de la Résistance, Lucienne Forestier-Gaillard était chevalier de la Légion d’honneur et chevalier de l’ordre national du Mérite.

                                                 cliché Courrier Picard

Sources consultées : 

Aurélien Dovergne, Résister, Des femmes à la recherche de la liberté.  Abbeville et Picardie maritime, France 40, 2024.

Myriam Cappe,  Destins de femmes en Somme 1940-1945 Subir et résister à l'occupation,  Association Centre de mémoire et d'Histoire-Somme-Résistance et Déportation, 2025.

Philippe Pauchet, La Résistance dans la Somme DVD-Rom AERI, 2018.

 

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Publié le 11 Septembre 2025

Dans le cadre de la session 2025-2026 du  Concours national de la Résistance et de la

déportation,  l’association Centre de Mémoire et d’Histoire-Somme-Résistance et

Déportation, en partenariat avec l'Université populaire d'Amiens, a invité l'historienne 

Annette Wieviorka  à venir exposer "La fin de la Shoah et de l'univers concentrationnaire

nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948)".


La conférence publique s'est tenue le mercredi 1er octobre  à partir de 18h00

à l'amphithéâtre du lycée Edouard Gand d'Amiens. Remercions ici l'équipe de direction ,

avec à sa tête  monsieur Olivier Lhermitte, pour son accueil.

 Elle fut suivie de la présentation des ressources des Archives départementales permettant

un travail de recherche avec des scolaires.

Plus tôt dans l'après-midi madame Annette Wieviorka avait échangé avec des classes des

lycées Gand et Branly, en présence de monsieur Pierre Moya, recteur de l'académie d'Amiens

et de monsieur Philippe Destable, directeur académique de services de l'éducation nationale

de la Somme.

***

Vous trouverez ci-dessous la présentation du thème du concours que fit madame Wieviorka

devant les lycéennes et les lycéens ainsi que les éléments préparés par les deux professeurs

chargés du service éducatif des Archives départementales de la Somme, madame Peggy

Lefebvre-Defrocourt et et monsieur Jean-François Momal.

La captation de la conférence publique est disponible sur la chaine Youtube de l'Université

populaire d'Amiens.

 

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Publié le 25 Août 2025

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Publié le 25 Août 2025

Ce 31 août 2025, à l’occasion du 81ème anniversaire de la ville d’Amiens, un hommage est rendu à un jeune résistant, Christian Cotteau de Simencourt en apposant une plaque à son nom rue Duminy

Né le 26 février 1926 à Amiens, Christian Cotteau de Simencourt rejoint l'organisation de Résistance F2 le 1er décembre 1943 sous le pseudonyme "Antée".

Le réseau F2 est une émanation du service de renseignement polonais à Londres qui travaille de concert avec le M16, son équivalent britannique.

A l'origine, F2 est  créé à l'initiative d’officiers polonais démobilisés à Toulouse qui cherchent faire passer clandestinement des militaires par la frontière espagnole. Puis, envoyé par Londres, Thadée Jeckiel, ingénieur du génie maritime de la marine de guerre polonaise recrute dès septembre 1940, des agents susceptibles de surveiller la circulation des navires et de repérer les défenses côtières. Deux nouveaux secteurs sont créés en 1941, l’un dans le nord de l’Italie, l’autre à Paris. En janvier 1943, le réseau F se réorganise en quatre grands secteurs couvrant la France. C’est au sein du sous-réseau Cécile, correspondant à l'ancienne zone occupée que Christian Cotteau de Simencourt, est chargé de créer un réseau dans la Somme et les régions avoisinantes.

Il est arrêté le 6 juillet 1944 sur dénonciation par une femme chargée d'assurer les liaisons entre les postes radio de la zone Nord et la centrale de Paris. Cette femme se révèle être un agent double qui livre tout le réseau nord au contre espionnage allemand. Elle sera fusillée à la Libération.

        Archives départementales de la Somme 26 W 587

Incarcéré à Amiens, accusé d'espionnage, Christian Cotteau de Simencourt est transféré à la prison de Loos le 26 août 1944. Le 1er septembre 1944 les nazis décident de vider la prison et organisent le transfert des détenus vers les camps de concentration en Allemagne. Christian Cotteau de Simencourt est déporté à Sachsenhausen sous le matricule 97839. Transféré le 15 octobre 1944 sur l’île d’Usedom, il y meurt d'épuisement le 15 janvier 1945. Il n’a pas 19 ans.

Reconnu en novembre 1945 Mort pour la France Christian Cotteau de Simencourt reçoit à titre posthume la Croix de Guerre avec une citation à l'ordre de l'armée : Jeune agent d'une valeur exceptionnelle. Il n'a jamais hésité devant aucune fatigue et aucun sacrifice. A toujours travaillé d'une façon remarquable et désintéressée. Il est arrêté le 7/7/1944 lors d'une mission particulièrement dangereuse, puis a été déporté. Il est mort d'épuisement le 15/1/1945.

Sources consultées :

Guillaume Pollack, L’armée du silence, Tallandier/Ministère des armées, 2022.

Stéphane Longuet et Nathalie Genet-Rouffiac, Les réseaux de résistance de la France combattante, Service historique de la Défense/Economica 2013.

La société historique et littéraire polonaise, La Résistance polonaise en France (2013) DVD-Rom, AERI.

L’amicale du train de Loos : https://traindeloos.fr

 

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Publié le 12 Mai 2025

Le mardi 20 mai à 1730, Ghislain Quetel est venu partager le fruit de 18 ans de recherche sur les Résistants de Normandie, à partir, selon son expression,  d'une "feuille blanche" c'est à dire de l'engagement de son père à 15 ans, au sein du groupe Louvel de Touques.

Ce fut pour lui l'occasion de montrer les liens entre Résistants normands et picards, avec pour point d'orgue  la recherche de la fiancée du Normand Emile Louvel qui avait donné lieu à un avis de recherche publié par le Courrier Picard en 2013 et abouti à l'identification de l'amiénoise Odette Dagniaux.

Ghislain Quétel nous a autorisé à extraire de sa présentation les diapositives mettant en évidence l'action de Résistants Picards venus trouver refuge en Normandie.

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Publié le 30 Avril 2025

Le thème de la session 2025-2026 du Concours national de la Résistance et de la Déportation est « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948) ».

La lettre de cadrage, signée de Vincent Duclert, inspecteur général de l’Éducation, du Sport et de la Recherche et président du collège des correcteurs du CNRD, est téléchargeable ci-dessous  ainsi que les éléments d'éclairage approfondissant certains points.

La brochure pédagogique co-réalisée par La Fondation pour la mémoire de la Shoah et la Fondation pour la mémoire de la Déportation est disponible en téléchargement au lien ci-après : Brochure CNRD 2025-2026 (pdf)

Elle peut également être consultée en ligne, dans une version enrichie, en cliquant sur ce lien :

Brochure CNRD 2025-2026

Signalons sur ce thème, parmi un riche ensemble d'ouvrages, le livre de David Teboul, Les filles de Birkenau.

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Publié dans #Projets scolaires

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Publié le 29 Avril 2025

A la veille  de la journée nationale du souvenir de la déportation et à l'occasion du 80ème anniversaire du retour des camps de concentration, l’association Centre de Mémoire et d’Histoire-Somme-Résistance et Déportation a rendu hommage aux fusillés de la citadelle d'Amiens ainsi qu'aux femmes et aux hommes déportés pour des raisons politiques ou raciales.

Cet hommage s'est déroulé au "poteau des fusillés"  en deux temps.  Il prit d'abord la forme de lectures publiques - extrait des dernières lettres de fusillés, poèmes, témoignages - réalisées par les membres de l'association et une jeune lycéenne, Zara, en classe de première au lycée Madeleine Michelis d'Amiens.

Dans un second temps, la chorale « Romances d’Antan » a prolongé ce moment de recueillement à travers des chants porteurs de mémoire et d’espoir.

Remercions le public venu partager ce moment émouvant ainsi que les élus présents : madame Zahia Hamdane, député de la 2ème circonscription ;  mesdames  Valérie Devaux, Margaux Delétré et monsieur Laurent Somon pour le Conseil départemental.

Une visite du poteau des fusillés et de la citadelle d'Amiens conclut l'après-midi.

 

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Publié dans #Actualité

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Publié le 11 Avril 2025

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Publié le 28 Mars 2025

La citadelle de Doullens n’a pas été uniquement cette prison qu’a connue en 1956 Albertine Sarrazin, l’auteur de l’Astragale.

A l'instar de la citadelle d'Amiens, elle fut employée comme lieu de détention sous l’Occupation, d’abord comme camp de transit pour les prisonniers français après la défaite de 1940 puis transformée, de septembre 1941 à mars 1943, en camp d’internement sous administration française dans le cadre de la lutte contre le communisme et le marché noir. Des juifs y furent également enfermés. Les autorités allemandes réquisitionnèrent ensuite la citadelle.

C’est cette page d’histoire en partie oubliée que met en lumière Guillaume Roussel, guide conférencier, titulaire d’un master en histoire.

Croisant travail en archives et recueil de témoignages, il montre en détail l’organisation et le fonctionnement du camp de transit puis du camp d’internement.

 Ce qui fait la richesse de cet ouvrage c’est d’abord l’attention apportée aux principaux acteurs et aux prisonniers qui témoignent des conditions difficiles de détention et pour certains de leur volonté de s’évader. Mais c’est aussi l’abondance des illustrations extraites des différentes Archives ou réalisées spécialement pour appuyer la démonstration.

L’ouvrage, aujourd’hui épuisé, va connaître une quatrième édition. Pour le commander, vous pouvez vous adresser à l'office de tourisme de Doullens au 03 22 32 54 52 ou auprès de l'association Centre de Mémoire et d'Histoire-Somme-Résistance et Déportation qui en informeront l'auteur.

Signalons qu’en 2022, à l’initiative des Archives départementales de la Somme, Guillaume Roussel a donné une conférence sur « le camp d’internement administratif à Doullens » disponible sur youtube.

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Publié dans #A lire, à découvrir

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Publié le 24 Mars 2025

L'association Centre de Mémoire et d'Histoire- Somme- Résistance et Déportation a le plaisir de vous annoncer la parution prochaine du livre Destins de Femmes en Somme 1940-1945  Résister et subir à l'occupation réalisée par Myriam Cappe.

A la suite d'un travail mené patiemment pendant quatre ans, 180  femmes de tous âges et de tous milieux, de toutes idéologies, sont mises en lumière car, comme le disait Madeleine Riffaud, les femmes, «ont bien mérité leurs galons». 

Dans le département de la Somme, elles furent très nombreuses, à entrer en résistance.
L'ouvrage met en avant leurs motivations, la multitude des actions réalisées mais aussi les destins qui basculent quand leurs engagements aboutissent à la dénonciation, l'arrestation, l'emprisonnement et la déportation.

Résister se conjugue au présent, quelle leçon en tirer ? En quoi leur vie nous concerne aujourd'hui ? Trois survivantes s'expriment.

Vous trouverez ci-dessous le bon de souscription à télécharger

 

 

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Publié dans #Nos publications

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