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ASSOCIATION CENTRE DE MEMOIRE ET D'HISTOIRE  DE LA SOMME

 RESISTANCE ET DEPORTATION


La liste des fusillés est celle établie à la Libération, à partir des corps ensevelis à la citadelle

* BALEDENT Louis (Cagny) - 20 ans - fusillé le 12 juillet 1944

*  BESSIERE Albert (Dreux) - 34 ans - fusillé le 30 avril 1942

*  BLOT Gaston (Bruay-en-Artois) - 33ans - - fusillé le 7 février 1942

*  BRAILLY Edmond (Flesselles) - 27 ans - fusillé le 31 juillet 1944

BRUSQUE Lucien (Saint-Valery-sur-Somme) - 21 ans - fusillé le 12 novembre 1940

*  CARROUAILLE Maurice (Montagne-Fayel) - 28 ans - fusillé le 19 janvier 1942

*  CAUCHOIS Eugène (Compiègne) - 28 ans - fusillé le 4 décembre 1941

*  CHAINTREAU Henri (Villemandeur) - 45 ans - fusillé le 30 avril 1942

* DEBAILLY Georges (Longueau) - 19 ans - fusillé le 2 août 1943

*  DELECOEUILLERIE Lucien (Amiens) - 33 ans - fusillé le 1er avril 1942

* DEREGNAUCOURT Robert (Lille) - 24 ans - fusillé le 10 janvier 1941

DIZY Alfred (Morlancourt) - 36 ans - fusillé le 2 août 1943

*  DUCHEMIN Marcel (Giencourt) - 49 ans - fusillé le 30 avril 1942

* DUMONT André (Mers-les-Bains) - 24 ans - fusillé le 5 février 1944

*  DUPUIS André (Ailly-sur-Somme) - 47 ans - fusillé le 7 novembre 1942 

* GARIN Maxime-Maurice (Moreuil) - 33 ans - fusillé le 30 décembre juillet 1941 



*  GAUTHIER Octave (Thenay) - 61 ans - fusillé le 30 avril 1942

* LAROCHE Henri (Crépy-en-Valois) - 36 ans - fusillé le 30 avril 1942

*  LECLERCQ Hubert (Amiens) - 30 an - fusillé le 1er avril 1942

LEMAIRE Charles Arthur (Amiens) - 17 ans - fusillé le 2 août 1944

*  LE ROY Pierre (Nesle) - 53 ans - fusillé le 17 janvier 1944

*  LESAGE Emile (Haillicourt) - 30 ans - fusillé le 16 mai 1942

*  LESAGE Léopold (Haillicourt) - 49 ans - fusillé le 16 mai 1942

*  LESEC Ernest (Mers-les-Bains) - 25 ans - fusillé le 2 août 1943

* MAGNIER Victor (Amiens) - 40 ans - fusillé le 1er avril juillet 1942

*  MARTIN Louis (Eu) - 25 ans - fusillé le 2 août 1943

*  MASSON Emile (Saint-Valery-sur-Somme) - 18 ans - - fusillé le 12 novembre 1940

*  MOPIN Jules (Mers-les-Bains) - 22 ans - fusillé le 2 août 1943

*  MOREAU Paul (Eu) - 23 ans - fusillé le 2 août 1943

MOUTARDIER Gaston (Amiens) - 55 ans - fusillé le 6 juillet 1944

* ROBBE Maurice (Rosières-en-Santerre) - 21 ans - fusillé le 2 août 1943

*  SEIGNEURGENS Maurice (Villers-Bretonneux) - 24 ans - fusillé le 2 août 1943

*  WERBROUCK Cyrille (Amiens) - 49 ans - fusillé le 6 juillet 1944

*  WILGOS Jacques (Albert) - 18 ans - fusillé le 2 août 1943

* WILGOS Henri (Albert) - 20 ans - fusillé le 2 août 1943

*  Inconnu exhumé le 14 mars 1946.

« Si l’écho de leur voix faiblit, nous périrons »


 Ces mots du poète Paul Eluard nous interpellent et nous confortent dans l’idée que notre combat est juste. La fin du mois d’août a été riche en commémorations du 75ème anniversaire de la libération de notre département. Les différents discours des autorités locales ont souligné la bravoure de nos Résistants qui ont lutté jusqu’au bout. Plusieurs d’entre eux y ont laissé leur vie ! Ainsi, des foules se sont inclinées devant le monument aux morts de Montières en mémoire de Georges Quarante, devant la stèle d’Edmond Fontaine et bien d’autres ailleurs. Il en a été de même dans les différentes communes du département.  Les habitants de Longueau, après un hommage aux morts de leur commune, ont rejoint ceux de Boves et de Gentelles au charnier de Gentelles où l’innommable a été découvert à la fin de la guerre  La commune de Mers-Les-Bains, impatiente de voir qu’aucun hommage permanent n’est rendu aux fusillés de la Citadelle, a demandé à Madame le Maire d’Amiens, l’autorisation d’apposer une plaque au Poteau des Fusillés pour les 3 Mersois qui font partie des 35 fusillés par les nazis à cet endroit. Elle a été dévoilée lors de la cérémonie pour la libération d’Amiens le 31 août 2019. Nous y avons été aimablement associés. Notre Association aurait aimé que l’on se souvienne de l’ensemble des 35 comme cela est prévu dans les plans du cabinet d’architectes auquel nous avons fait appel car toutes les familles attendent un tel hommage ! Ce vœu a été amplement émis par les nombreux visiteurs lors des Journées du Patrimoine. De même, tous les Résistants et tous les Déportés du département méritent que leur mémoire soit transmise et que l’on ne les oublie pas. La Somme a payé un prix fort pendant les 2 guerres mondiales. Notre regretté Jacques Lejosne disait : « On a oublié qu’il y avait eu une Seconde Guerre mondiale sur nos terres ». Le Centre de Mémoire et d’Histoire que nous appelons de nos vœux permettra de combler ce manque et de perpétuer le sacrifice de nos héros comme c’est le cas dans d’autres départements. Ainsi, la devise du Souvenir Français: « A NOUS LE SOUVENIR, A EUX L’IMMORTALITE », trouvera son écho.   Anatolie Mukamusoni. 
 

SOUVENONS-NOUS D’EUX ! 

 
« Là où le sang a coulé, l’arbre de l’oubli ne peut grandir » Ce proverbe brésilien illustre parfaitement notre combat pour réhabiliter tous ceux qui ont donné leur sang pour rendre à la France sa dignité. Nos adhérents s’indignent de constater que nous sommes peu entendus. Ils l’ont exprimé lors de notre Conférence-Exposition le 23 février 2019 et de notre Assemblée Générale le lendemain. Certains nous l’ont écrit.  Notre département mérite d’être doté d’un Centre de Mémoire qui permette à un large public, aux jeunes scolaires de se documenter sur la Seconde Guerre mondiale. Nous avons commémoré dignement le centenaire de la Grande Guerre ; pensons maintenant à nos martyrs de la Seconde en leur assurant un hommage permanent.  Ils ne sont plus nombreux à avoir connu cette terrible période. Les témoignages directs sont de plus en plus rares mais les familles entendent les perpétuer.  Notre co-président, Jacques Lejosne, qui vient de nous quitter avait 11 ans à la fin de la guerre. Ce Centre de Mémoire lui tenait à cœur. Puissent ses archives y trouver leur place !  Ce passé douloureux, ne doit pas s’oublier. La Présidente     Anatolie MUKAMUSONI 

Discours de Mr Loïc Bulant lors de la cérémonie au Monument aux Morts de Pont de Metz le 24 février 2019 

 Madame la Présidente, l’objectif de votre association est louable et légitime. Transmettre la mémoire est primordial, car nous devons la relayer aux générations qui nous suivent. Parce que nous devons aussi retenir les leçons du passé. Se rappeler ces faits ignobles, ces accusations sans fondements, ces dénonciations, la délation qui ont engendré tant d’événements tragiques qui entraîneront par la suite la déportation, la mort.  Pour cela, n’oublions pas, car le passé peut très vite nous rattraper. Il nous faut honorer la mémoire de ces hommes et femmes qui se sont battus pour changer la face de la France et se rappeler la singularité de leur comportement, mais aussi la diversité de leurs personnalités et de leurs engagements. 
Pour cela, votre projet est essentiel. Vous aurez besoin d’aide. La commune modestement, vous suppléera de façon matérielle, pour vous permettre d’organiser vos réunions et manifestations. Je vous souhaite madame la Présidente, ainsi qu’à vos adhérents, une très bonne continuation et réussite dans votre action.   

COMPOSITION DU BUREAU

 Présidente : Mme Anatolie Mukamusoni

 Vice-Présidents : Jackie Fusillier et Annick Delattre

 Trésorière : Annick Saguez

 Secrétaire : Françoise Fusillier

 Secrétaire adjointe : Maryse Confrère

 Chargée de communication électronique : Martine Dizy

 Chargée du courrier postal : Marie Josée Debeauvais


Autres membres du Conseil d’Administration :

Robert Barbier
Alain Demarquet

Robert Desaegher
Gérard Cozette 
Daniel Junghans
Dominique Sagot

ASSEMBLEE GENERALE DU 24/02/19

CENTRE DE MEMOIRE ET D’HISTOIRE – SOMME – RESISTANCE ET DEPORTATION

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEEE GENERALE DU 24 FEVRIER 2019 à PONT DE METZ

 

La séance a été ouverte à 10h. Etaient présents au bureau : Mr Jean Claude Leclabart député de la Somme – Mme Anatolie Mukamusoni, présidente, Annick Saguez, trésorière – Françoise Fusillier, secrétaire, Mr Loïc Bulant, maire de Pont de Metz, Mr Bureau, directeur de l’ONACVG, Mr Olivier Jardé, conseiller départemental.

Absences excusées : Mr Manable Sénateur ainsi que plusieurs personnalités invitées dont Mme Fouré, Maire d’Amiens, Mr Gest, Président d’Amiens Métropole, Mme Pompili, Député de la Somme, Mr Maquet, Député de Somme, Mr Musset, S/Préfet de Péronne, Mr Stoter, conseiller départemental, Mme Nathalie Devèze, déléguée municipale à la culture et beaucoup d’autres ainsi que plusieurs adhérents. Etaient présents une quarantaine d’adhérents -   28 pouvoirs nous ont été adressés.

 Madame Mukamusoni souhaite la bienvenue à l’assistance et fait part du décès de Jacques Lejosne, Co-Président, un des membres fondateurs de l’Association, décédé le 1er février. Un hommage lui a été rendu ainsi qu’aux personnes membres de notre Association disparues au cours de l’année 2018. Une minute de silence a été respectée.

Monsieur Bulant adresse un mot d’accueil à l’assemblée et souhaite que notre projet aboutisse car il est louable et nécessaire pour notre département.

Monsieur Leclabart prend la parole et rappelle que le fonctionnement du musée coûtera mais il faudrait en connaître le coût. L’association devrait être connue de manière ambitieuse. Il va appuyer notre projet.

Monsieur Bureau, directeur de l’O.N.A.C.V.G. nous félicite de porter ce projet, il nous soutient et loue notre implication.

Monsieur Olivier Jardé souhaite tout comme Mr Leclabart que notre projet au « Poteau des fusillés » voit le jour. Il reste à notre disposition pour toute aide. Il se propose de rencontrer les élus d’Amiens et d’Amiens Métropole pour en discuter. Tout comme Mr Leclabart, il s’investit pour que le projet voie le jour.

Madame Mukamusoni, présidente présente le rapport moral et d’activités

Notre projet reste la réalisation d’un Centre de Mémoire et d’Histoire de la Seconde Guerre mondiale. Ce centre est dédié à tous les Résistants et à tous les Déportés de la Somme sans aucune discrimination. Ils ont combattu au péril de leur vie pour défendre les Valeurs et les Libertés fondamentales telles que déclinées dans le programme du Conseil National de la Résistance. 

Nous vivons une période tourmentée où des idées et des actes fascistes, racistes, négationnistes se développent en Europe et dans le monde et notre devoir est de les contrer en rappelant les fondamentaux et surtout en éduquant les jeunes sur ce lourd passé pour éviter que cela se répète. Presque 75 ans après la libération du département et du pays, 74 ans après la Libération des camps (Auschwitz le 27 janvier 1945), alors que les autres départements des Hauts de France possèdent un Centre de Mémoire, le département de la Somme reste le seul des 5 à ne pas en être doté.

Nos activités depuis l’assemblée Générale 2018 :

1)      Suite à la lettre écrite au Président de la République nous avons été reçus le 29 mars 2018 par la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, Mme Darrieussecq, qui a confirmé la participation de l’Etat à notre projet à hauteur de 20 à 25% à condition qu’une collectivité locale soit porteuse du projet.

2)      Nous avons maintenu nos contacts avec les élus du département notamment les nouveaux députés tels Mr Emmanuel Maquet, Mme Barbara Pompili, Mr Leclabart dont le soutien est total.

3)      Le 23 avril 2018, nous avons rencontré Mr Gest qui est favorable à notre projet mais qui ne souhaite pas qu’Amiens Métropole en soit porteuse. Pour lui, la construction d’un tel centre n’est pas un problème, le souci est le fonctionnement.

Le 23 avril 2018, nous avons rencontré Mr Benoit Mercuzot, vice-président d’Amiens Métropole en charge des finances. Il est très intéressé par notre projet. Son interrogation concerne également le fonctionnement.

Nous avons proposé 3 solutions cumulables pour le fonctionnement :

-          Le bénévolat : notre association compte parmi les membres du Conseil d’Administration et les adhérents, un certain nombre d’historiens disponibles pour assurer la permanence.

-          Les rentrées générées par les visites.

-          Le détachement d’un professeur d’histoire par le rectorat ou l’Inspecteur d’Académie que nous avons rencontré également et qui nous en a assuré la possibilité dès l’ouverture du Centre de Mémoire.

 4)      Nous avons reçu un accueil très favorable par les 2 vice-présidents de l’Université de Picardie Jules Verne, Mrs Nivet et Niot. Un projet de collaboration est en cours.

5)      Un accueil fructueux nous a été réservé par Mr l’Inspecteur d’Académie, Directeur Académique des Services de l’Education Nationale qui a effectué une mise en relation avec les professeurs d’histoire-géographie en vue de la préparation au Concours National de la Résistance et de la Déportation pour lequel nous aidons les élèves.

Nous avons aidé à la préparation du CNRD 2018, par des élèves du lycée Thuillier qui en ont été lauréats.

6)      Nous étions à Agora, au salon des Associations à Camon, au « Poteau des Fusillés » pour les Journées du Patrimoine.

Le rapport moral et d’activités a été accepté à l’unanimité.

 Des perspectives d’avenir ont été évoquées.

Des interventions dans les établissements scolaires, une demande auprès de la mairie pour que le lieu soit ouvert au public et surtout aux scolaires, des réunions publiques et des expositions dans les communes éloignées d’Amiens, une étroite collaboration avec le lycée Michelis, l’Inspection académique et l’Université. . .

Rapport financier :

Mme Annick Saguez, trésorière de l’Association expose les recettes et les dépenses engagées pendant l’année 2018. Le bilan est excédentaire.

Le rapport financier a été accepté à l’unanimité

Questions diverses :

Le site informatique est en cours d’élaboration sous l’adresse : centre-mémoire- amiens- citadelle.fr 

Le couple, Mr et Mme Meunier a prêté à notre Association différents objets qu’il nous cédera dès la création de notre musée, tels des postes de radio, casques et objets divers datant de la Seconde Guerre mondiale. Ces objets, très intéressants pour les jeunes, sont entreposés dans un box sécurisé à l’abri de l’humidité et des regards indiscrets.

Ce box nous permet d’avoir un accès libre et d’être indépendant le jour où nous avons besoin d’y accéder.

Au cours de cette Assemblée Générale, la liste des membres du Conseil d’administration renouvelables et cooptés a été acceptée à l'unanimité. Un de nos adhérents présents nous fait remarquer qu’il faudrait discerner le nombre d’adhérents inscrits du nombre d’adhérents à jour de leur cotisation. Une autre adhérente nous signale que les frais bancaires n’apparaissent pas dans le rapport financier. Après recherche, la trésorière confirme qu’il n’y en a pas compte tenu du fait que nous sommes une association et que notre banque nous en dispense.

A la fin de la réunion, un dépôt de gerbe a eu lieu au monument aux morts de Pont de Metz en présence de Mr Leclabart, député de la Somme, de Mr Bulant, maire de pont de Metz qui y a prononcé un beau discours, de Mr Bureau, directeur de l’ONACVG et d’une délégation de porte-drapeaux dont Mr Guéant représentant le camp de Stassfurt et résidant à Mailly Maillet et Mr Gaffet résidant à Vrély, ainsi que d’autres de Pont de Metz, Salouël, Saleux et Amiens, invités par Mr Junghans membre du conseil d’administration.

Un cocktail a été offert par la mairie de Pont de Metz à tous les participants à l’issue de l’Assemblée Générale. Un repas convivial a clôturé cette intense journée.

 

                                                                                     La secrétaire                  Françoise Fusillier

ET MAINTENANT...

Depuis 2014, les Alliés ont commémoré le centenaire de la Première Guerre avec un accent particulier pour notre département, du 1er juillet 2016 à novembre 2016, marquant la terrible bataille de la Somme. Le point d’orgue fut le 11 novembre 2018 avec de belles cérémonies partout dans les régions qui ont été touchées par ce fléau dont on pensait qu’il serait le dernier !
Hélas, il y eut la Seconde Guerre mondiale encore plus meurtrière !
Le pays occupé connut la misère, les Résistants furent nombreux à tomber sous la colère des occupants qui voulaient rester maîtres de l’Europe et soumettre tous les pays à leur domination.
Des trains entiers partirent de Compiègne remplis des innocents qui ignoraient que c’était pour un voyage sans retour ! Notre département a payé un prix fort : 4000 à 5000 Résistants de l’Intérieur recensés, au moins 250 Résistants fusillés, exécutés, massacrés, disparus . . . environ 500 combattants de la France Libre dans la Somme, plus de 400 internés à la prison de la Citadelle, plus de 1302 Déportés dans les camps dont 697 ne sont pas rentrés, au moins 28 victimes de la rafle de Juifs sans oublier les Justes ! Dans notre département, des monuments ont été érigés, des musés ont été édifiés pour permettre au public et surtout en direction des jeunes générations de bien connaître la triste période de la première guerre mondiale. Concernant la Seconde Guerre mondiale, il n’existe pas dans la Somme de musée ou centre d’Histoire pour rendre hommage à tous ceux qui se sont battus pour que la France retrouve les VALEURS fondamentales, parmi lesquelles la LIBERTE.
Maintenant que les cérémonies du centenaire de la Grande Guerre sont passées, l’association « Centre de Mémoire et d’Histoire-Somme-Résistance et Déportation » espère que les collectivités territoriales de notre département se pencheront sur sa demande, à savoir un centre de mémoire et d’Histoire au Poteau des fusillés dans les fossés de la Citadelle, pour pallier ce manque, afin que les générations actuelles et futures, bien informées, puissent dire : plus jamais ça !!!

Un manque à combler 


 
Les étudiants viennent de s’installer à la Citadelle.  Peu d’entre eux savent que pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a servi de prison pour les Résistants, les politiques et autres qui y subirent des tortures de toutes sortes. C’est également de là que partaient les déportés vers des camps de concentration ou d’extermination. Peu d’Amiénois, de Samariens connaissent cette fonction sordide de l’endroit, rarement évoquée pendant les visites guidées. Dans les fossés de la Citadelle, le Poteau des Fusillés doit son nom aux 35 Résistants qui y furent fusillés de 1940 à 1944.

Peu d’Amiénois et de Samariens connaissent ce lieu chargé d’émotion qui n’est ouvert au public que lors de quelques cérémonies dans l’année et aux Journées du Patrimoine. A l’occasion de celles-ci, les visiteurs se sont étonnés, comme tous les ans, que ce lieu ne soit pas aménagé en Centre de Mémoire, pour être fréquenté plus souvent et surtout que les visites scolaires puissent être programmées, sachant qu’aucun Centre de Mémoire de la Seconde Guerre mondiale n’existe dans la Somme, l’attente est forte ! L’émotion est toujours palpable sur tous les visages de ceux qui parcourent le Poteau pendant les visites guidées. Un Centre est nécessaire où toutes les Associations patriotiques pourront s’exprimer, exposer leurs archives, leurs objets, livrer des témoignages . . . 

 Un Centre qui sera une tribune pour tous. Des voix ont été nombreuses dans ce sens, des soutiens appuyés comme celui de Monsieur et Madame Guy CATELAS dont la petite fille a disserté lors de l’épreuve de français du brevet des collèges en 2014 dans l’Académie de Versailles, sur « Une lettre à ses enfants d’un résistant devant être fusillé le lendemain » et qui ont eu l’amabilité de nous faire parvenir le texte que nous publions dans ce Flash avec la permission de l’auteure alors âgée de 15 ans. Si cela montre, comme disent ses grands-parents « que des jeunes actuels peuvent encore être sensibilisés par ces tragiques événements », beaucoup ont besoin d’une sensibilisation plus large et plus concrète. Merci à tous les donateurs, à ceux qui nous soutiennent par tous les moyens et qui comprennent que notre combat pour la Mémoire est aussi le leur.  

      MUKAMUSONI Présidente du CMHRD 80 

 

D’UNE GUERRE A L’AUTRE : NE LES OUBLIONS PAS ! 

          Autour de 2500 noms sont inscrits au monument aux morts de la guerre 1914-1918, place du Maréchal Foch à Amiens.  Plusieurs musées dans la Somme rendent hommage à tous ces héros de la Grande Guerre. 
          La Seconde Guerre mondiale a emporté plus de 3000 victimes dans la Somme, qui méritent qu’on leur rende hommage et qu’on leur réserve une place dans l’histoire. 
          De la Citadelle d’Amiens sont partis en déportation des centaines d’hommes et de femmes dont plus de la moitié, comme Jean-Marc Laurent, ne sont pas rentrés. 35 Résistants y ont été fusillés à l’endroit connu sous le nom de « Poteau des Fusillés » dont 24 corps ont été retrouvés dans le charnier de la Citadelle. 
         Environ 300 Résistants et civils sont tombés à la libération sans oublier les soldats morts aux combats de 1940 par exemple sur le plateau de Dury.
         La rafle des Juifs a endeuillé notre département. 
         Le Centre de Mémoire et d’Histoire que nous appelons de nos vœux et pour lequel nous déployons tant d’énergie doit honorer toutes les victimes de la Seconde Guerre mondiale de notre département sans aucune distinction. 

 NOTRE PROJET : L’ETAT REAFFIRME SON SOUTIEN FINANCIER A  HAUTEUR DE 20 à 25 %  

Une délégation de notre association, accompagnée de Monsieur Christian MANABLE, Sénateur de la Somme, a été reçue à Paris le 29 mars, par Madame Geneviève DARRIEUSSECQ, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Armées. Monsieur le Sénateur qui soutient notre projet depuis 2012, présente les objectifs de notre Association : perpétuer et entretenir les valeurs défendues par tous les Résistants et Déportés de la Seconde Guerre mondiale.  Puis, il évoque les difficultés rencontrées pour la réalisation de notre Centre de Mémoire et d’Histoire Somme Résistance et Déportation. Les élus nous soutiennent mais aucun financement n’est proposé. S’en est suivi un échange constructif entre Anatolie MUKAMUSONI, Présidente de l’Association et Madame la secrétaire d’Etat qui a pris le temps de parcourir les documents présentés : dépliants de l’Association, étude du Cabinet d’architecte OZAS, estimation budgétaire, lettres de soutien des Députés et Sénateurs de la Somme et lettre à Monsieur le Président de la République. - Mme DARRIEUSSECQ a été sensible aux faits : - Que la Somme est le seul département des Hauts de France à ne pas disposer d’un centre dédié à la Seconde Guerre mondiale ; - Que 35 résistants ont été fusillés dans les fossés de la Citadelle au Poteau des Fusillés et que c’est ce lieu emblématique que nous avons choisi pour la réalisation de notre projet : - Qu’étant dépositaire de nombreux objets et documents nous voulons que notre musée soit un lieu d’exposition mais aussi un centre de ressources à vocation pédagogique en direction des étudiants, des élèves, des enseignants, du grand public … 

Madame DARRIEUSSECQ conclut en affirmant qu’elle soutient les objectifs de notre projet et le bien-fondé de la réhabilitation du Poteau des Fusillés en lien avec l’implantation de l’Université à la Citadelle. Ce lieu alimentera les projets scientifiques des étudiants en Histoire-Géographie et des chercheurs.  Elle confirme la participation financière de l’Etat à hauteur de 20 à 25 %, mais il faudra budgétiser les coûts de fonctionnement du Centre : Personnel entretien… et obtenir la participation des collectivités territoriales (Municipalité, Département, Région) et surtout que l’une d’entre elles soit porteuse du projet. Nous remercions Madame Darrieussecq d’avoir été à notre écoute et de soutenir notre démarche