Publié le 27 Juillet 2026

Dans la même logique que le travail d’Amandine Winger, Florence Windmüller donne la parole à des habitants du département de la Somme qui ont vécu la Seconde Guerre mondiale. Prenant son bâton de pèlerin cette professeure d’université, spécialiste en sciences du langage, a recueilli durant cinq ans, du Santerre jusqu’à la baie de Somme, 71 témoignages directs ou transmis par des descendants (dont celui de sa propre mère).

A travers un questionnaire Florence Windmüller a voulu savoir quels souvenirs ses interlocuteurs avaient gardés de leurs conditions de vie au quotidien, de l’Occupation et de la Libération.

En guise d’introduction l’auteure rappelle les principaux faits concernant la France dans la Seconde Guerre mondiale en terminant sur le déroulement de la libération d’Amiens. Florence Windmüller choisit ensuite de retranscrire les témoignages tels quels comme autant de récits de vie, en respectant les allers-retours exercés par la mémoire de la part de personnes aux origines sociales et aux métiers très différents.

C’est cette diversité des conditions de vie et des parcours heureux ou non qui rend l’ensemble très riche. Chaque personne a vécu de façon différente ce qui fut commun à tous : l’exode, les privations, les bombardements, les contacts avec les occupants, la Libération… Certaines figures de résistants émergent comme celle de Gaston Leroy racontée par sa fille Maryse Dentin.

Chaque récit est illustré et complété, si besoin, par des notes explicatives. Et à chaque fois Florence Windmüller nous précise ce qu'est devenue chaque personne après la guerre.

L'auteure espère par ce travail toucher les jeunes générations tant en France qu’en Allemagne en leur transmettant une partie de leur histoire car, comme elle l’écrit-elle-même, c’est à eux qu’il revient de construire l’avenir depuis notre passé.

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L'ouvrage est disponible en librairie et sur les plates-formes de vente à distance ainsi que sur le site de l'éditeur au prix de 28 euros.

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Publié dans #A lire, à découvrir

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Publié le 17 Juillet 2026

Recueillir et transmettre les souvenirs de ceux qui avaient vécu dans la Somme pendant la Seconde Guerre mondiale. tel était l’objectif d’Amandine Wingel, guide-conférencière, en mémoire de sa propre grand-mère.

Le sous-titre de l’ouvrage est explicite : La vie civile sous l’Occupation allemande racontée par ceux qui l’ont vécue.

La collecte de témoignages directs ou recueillis dans un cadre familial ou associatif a été effectuée en Picardie maritime et surtout entre Amiens et Abbeville où se déroulèrent les combats de mai-juin 1940. Ces récits composent la première partie de l’ouvrage illustrée par des documents familiaux ou des clichés pris par Amandine Wingel. 24 personnes prennent la parole pour raconter qui l’exode, qui le temps de l’occupation, qui les faits de Résistance et la Libération.

Le seconde partie est la mise en contexte des différents témoignages. Celle-ci est illustrée par des documents en majorité extraits des Archives départementales de la Somme. Amandine Wingel rappelle d’abord les événements de 1940, plus particulièrement les combats de mai juin : les batailles d’Amiens et d’Abbeville et la résistance des troupes coloniales avec la figure du capitaine N’Tchoréré. Sont ensuite décrits le temps de l’exode pour des milliers de Samariens, la mise en place du Service du Travail Obligatoire et l’instauration des tickets de rationnement. Une place est faite à Amiens et Abbeville sous l’Occupation. Les dernières pages sont consacrées à la Résistance dans la Somme et aux combattants exécutés au poteau des fusillés à Amiens et au bois de Gentelles.

Pour obtenir cet ouvrage édité à compte d’auteur vous pouvez contacter Amandine Wingel à l’adresse électronique suivante : amaguidehistoire@gmail.com

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Publié dans #A lire, à découvrir

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Publié le 15 Juillet 2026

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Publié le 15 Juillet 2026

Cette année, nous avons travaillé sur la résistance en commençant par aller aux archives départementales : là-bas, nous avons dû répondre à des questions en étudiant des documents sur des résistants et des résistantes.

Puis, au milieu de l’année, des dames sont venues dans nos classes et nous ont prêté des affiches qui formaient une exposition. Ces dames font parties de l’association Centre de Mémoire et d’Histoire Somme Résistance et Déportation , cette association a mis en place beaucoup de choses dont le parcours « Pour ne pas oublier », dont on reparlera un peu plus tard.

Le 15 Juin nous avons visité la citadelle et le poteau des fusillés et l’après-midi nous avons arpenté la ville pour découvrir les bornes du parcours pour ne pas oublier ce qui explique des événements importants pour la libération d’Amiens.

Nous avons fait tout ça pour nous souvenir et ne pas oublier celles et ceux qui sont morts, celles et ceux qui sont allés en camps de concentration ou tout simplement qui se sont battu(e.s) pour que l’on puisse vivre en paix.

C’est par ces mots rédigés et lus par Adèle que les classes de CM1 et de CM2 de l’école Jules Barni à Amiens ont introduit le travail sur la Résistance amiénoise présenté à leurs parents à la fin de cette année scolaire 2025-2026.

Découvrir les Archives départementales de la Somme

Accueillis par le service éducatif, les élèves ont dans un premier temps visité les sous-sols consacrés au stockage et découvert les missions des Archives. Après avoir appréhendé quelle était la situation d’Amiens en 1940, ils ont travaillé sur des figures de la Résistance en réalisant des fiches biographiques.

                                                                  Extrait de la fiche à compléter sur l'institutrice Gabrielle Rabouille 

Exploiter l’exposition « Hommes et Femmes dans la Résistance »

Le travail s’est poursuivi en classe en utilisant l’exposition « Hommes et Femmes dans la Résistance » réalisée par l’association «Centre de mémoire et d’Histoire Somme-Résistance et Déportation » à l’occasion des 80 ans  la libération d’Amiens.

L'un des cinq panneaux consacrés aux femmes engagées dans la Résistance

Extraits du questionnaire sur l’exposition

Des civils apprennent à faire la guerre

 

     1. Qu’entend-on par « contrer la propagande officielle » ?

     2. Comment était-il possible de sauver les prisonniers et les Alliés ?

     3. En quoi consistait la mission de renseigner les Alliés ?

     4. Pourquoi Émile Mason et Lucien Brusque ont-ils été fusillés ?

     5. Que s’est-il passé dans la nuit du 24 décembre 1942 ? Où ?

       Qu’est devenu ce lieu pendant l’occupation ? Nomme les Résistant.es qui ont participé à cet attentat.

    6. Pourquoi l’armée allemande a fait sauter la majorité des ponts à Amiens ?

      Lesquels n’ont pas été détruits  ? Comment ont-ils été préservés ?

    7. Qu’est-ce que le « plan violet » ? A quel moment a-t-il eu lieu ?

       Pourquoi 2 hommes sont fusillés le mois suivant ?

   8. Qui a permis de sauver les ponts de Montières ?

Des Résistantes héroïnes d’Amiens

Des missions spécifiques aux femmes.

  1. Trouve les 11 missions spécifiques aux femmes qui ont résisté à Amiens, nomme à chaque fois une personne et ce qu’elle a fait en particulier.

  2. Les femmes résistantes ont-elles été considérées comme les hommes ? Pourquoi ?

Ce travail a été complété par la rencontre avec trois membres de l’association venues expliquer les raisons de leur engagement, présenter d’autres figures féminines de la Résistance et surtout répondre aux questions des élèves.

Pour comprendre cette période, les élèves disposaient des informations complémentaires contenus dans le numéro spécial du JDA publié pour les 80 ans de la libération d’Amiens.

Extrait du JDA hors-série_Août 2024

Visiter le poteau des fusillés et découvrir le parcours de mémoire

Enfin une sortie a été organisée pour découvrir le poteau des fusillés le matin et le parcours de mémoire l’après-midi. Rappelons-le, le parcours de mémoire est constitué pour l’instant de six bornes installées dans le cadre du budget participatif 2022 à l’initiative de l’association « Centre de Mémoire et d’Histoire-Somme-Résistance et Déportation ».

"Totem" installé au croisement de la rue Ernest Cauvin et de la rue des Trois-Cailloux consacré à l'attentat du Royal

Rendre compte devant les parents

La restitution prend la forme d’une prise de parole de chaque élève des deux classes, une fois l’introduction lue par Adèle. Des courtes biographies de Résistantes et de résistants sont lues, les étapes de la visite de la citadelle et du parcours de mémoire sont évoquées.

A tour de rôle les élèves prennent la parole

L’intervention des élèves se termine par la lecture d’un poème de Madeleine Riffaud « La liberté c'est ce cours d'eau... » dédié à Paul Eluard.

La liberté c’est ce cours d’eau
Qui vient passer sur ta maison.
Tous les gens de la rue y puisent à pleins seaux
Les filles fatiguées y viennent se baigner
Le soir, quand la sirène ouvre les ateliers.
Et l’on y lave, aussi, les vestes de travail.

Je te regarde face à face
Et je vois l’eau du fleuve
Aux hublots de tes yeux.

Tu t’en vas sur le fleuve,
Avec le fleuve, vers la mer.
Je viens, nous venons tous, nous nageons près de toi,
Écume du sillage ou feuilles emportées,
Frôlés de poissons d’or, survolés d’éperviers.

C’est un fleuve sans rive et notre foule s’y perdra,
Se fondra, fraternelle, à celle de partout.

Demain, ceux qui vivront trouveront naturel
D’être au large, au soleil, sur la mer Liberté.

© Madeleine Riffaud 
Poème écrit en 1946

Le chant des partisans entonné par tous les élèves conclut ce temps fort.

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Publié dans #Projets scolaires

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