Publié le 17 Février 2024

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Publié le 16 Février 2024

Photographie transmise par Robert Koenig

Arthur André KOENIG dit "BOUBOULE" est  un enfant de Picquigny, engagé volontaire dans la Légion en 1939, à 20 ans. Prisonnier en 1940, sa mère fait le siège des autorités. Le voilà libéré comme soutien de famille.

De retour à la maison, une sentinelle allemande brutalise son petit frère Robert. Il l'attrape et la flanque dans la Somme. Les Allemands se fâchent qu'on attente à la dignité d'un soldat de la race des seigneurs : il file « à l'anglaise » et disparaît.

En 1942, il réapparaît dans la Colonne Leclerc, combattant dans le désert. Leclerc le repère et l'apprécie. Il lui donne un nouveau surnom. Entre « pays » : ce sera « min t'chot picard ». Et c'est à bord du char « KOUFRA » (peu de noms sont plus glorieux) qu'il prend part à la Libération de Paris, avant de poursuivre jusqu'à Berteschgaden.

Slt ARNAUD

*

 Après la guerre, André reste dans l'armée et combat en Indochine dans les "Paras". André est Sous-Officier, il termine sa carrière comme moniteur de parachutisme à Vannes.

Pour prolonger :  le site de Jean-Pierre Delory

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Publié le 16 Février 2024

"La Gestapo s'installa fin mai 1940 dans une maison de la rue Duminy. Par la suite cet
organisme dont le nom officiel était : SICHERHEIT - POLIZEI - SD KOMMANDO AMIENS fut
successivement transféré au 32, boulevard d'Alsace Lorraine, au 1, rue Debray puis au 174, rue
Jeanne d'Arc. Les investigations opérées dans ce dernier immeuble après la Libération de la Ville n'ont pas permis de trouver trace des chambres de tortures comme il en existait dans la capitale. Pourtant les prisonniers amiénois de la Gestapo furent traités de la même façon que
ceux des autres grandes villes.

Il est à peu près certain qu'il y avait à l'hôpital Psychiatrique de Dury les Amiens un
local où les interrogatoires étaient assortis d'odieux supplices. Malheureusement ceux qui auraient pu en témoigner n'ont pas résisté aux tortures ou ont été fusillés.
Sur les cadavres exhumés de ces malheureux, les traces de tels traitements ont pu être
relevées.

Quels étaient les membres de la Gestapo d'Amiens ?
Leur chef était "l'OBERSTURMFURHER" Heinz Einfeld assisté de Karl Ruffig - Fritz Zauher - Walter Braumann  - Herman Krauss - Herman Schully - Hans Kamery - Johannes Husber -Dr. Hans Jenicke - Hubert Riedell - Bernardt Askamp, chauffeur. (1)

Des femmes, des prostituées… firent arrêter de nombreuses personnes par leurs dénonciations…"
 

Témoignage de Pierre Dhenain, beau frère de Georges Matifas

*

Pierre DHENAIN de Camon, né le 5 avril 1923, était employé de mairie. Il avait rejoint les Francs Tireurs et Partisans. Arrêté le 17 mai 1944, il fut déporté le 2 juillet  dans le "Train de la mort" appelé ainsi  en raison du nombre élevé des décès survenus durant le voyage. Arrivé au camp de DACHAU le 5 juillet, Pierre DHENAIN est par la suite transféré dans des Kommandos proches de Mannheim, rattachés au camp du Struthof. Il rentre le 25 avril 1945.

L'orthographe des noms et des prénoms des membres de l'antenne de la SIPO-SD d'Amiens varie d'un témoignage à l'autre.

Il faut lire : 

Heinz Heinsfeld
Adolf Hoffig
Fritz Sauer
Heinz Braumann
Berthold Zumtke

Ernst Jaenick.

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Publié le 16 Février 2024

Le Courrier Picard du 18 septembre 2017 nous apprend le décès de Fred MOORE à l'âge de 97 ans. Né le 8 avril 1920 à Brest (Finistère), Britannique de naissance, il devient Français en
1927 par la naturalisation de son père, ancien Officier dans la Royal Navy. La famille arrive dans la Somme en 1921 ; il suit ses études au lycée d'Amiens avant d'être diplômé de l'école de Morez dans le Jura.

Trop jeune pour être mobilisé, en 1939 il s'engage comme volontaire en mai 1940 au titre de bataillon de l'Air, stationné à Chartres mais ne peut rejoindre son unité. Evacué d'Amiens vers Brest, il quitte la France en bateau à voile en compagnie de son jeune frère, le 19 juin 1940 et atteint l'Angleterre où, le 1er juillet 1940, il s'engage dans les F.F.L. où il prend part à
l'expédition de Dakar en septembre 1940.
A Brazzaville il est nommé aspirant le 14 juillet 1941 ; après la campagne de Syrie, il est
affecté chez les Spahis Marocains. En avril 1942, il passe en Egypte avec son unité et combat en Egypte, en Libye puis en Tunisie.
En juillet 1943, il est affecté pendant un mois et demi, à la garde d'honneur du Général de
Gaulle avant de rejoindre le Maroc où se constitue la 2ème Division Blindée du Général Leclerc. Le 10 avril 1944, il embarque à Oran avec son unité à destination de l'Angleterre.

Promu lieutenant en juin 1944, il débarque en Normandie ; en août avec la 2ème DB, il participera à la Libération de Paris et à celle de Strasbourg. En avril 1945, il prend part aux opérations de la poche de la Rochelle avant de participer aux derniers
combats en Allemagne.

Promu Compagnon de la Libération, il est démobilisé en avril 1946. Il s'installe alors comme opticien à Amiens. Gaulliste, élu conseiller municipal d'Amiens sur une liste "apolitique" en juillet 1950 puis en 1953, il conduit à Amiens une liste U.N.R. et, en 1967, il est à nouveau battu par René Lamps.
En 1969, il vend son magasin d'Amiens, s'installe à Paris et entame une nouvelle carrière
comme P.D.G. d'une Société Industrielle de développement électronique et nucléaire (SIDEN) de 1964 à 1974.

Il était chancelier d'honneur de l'Ordre de la Libération depuis le 4 mai 2017.

Jacques Lejosne

Sources : Alain Trogneux "Dictionnaire des élus de Picardie de la Somme 2004" et Courrier
Picard du lundi 18 septembre 2017 (extraits).

*

Pour prolonger : la page qui est consacrée à Fred Moore sur le site de l'ordre de la Libération.

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Publié le 16 Février 2024

Extrait du Journal Officiel du 30 juillet 1942 page 2625

La bataille au sud d'Amiens durera du 20 mai au 8 juin 1940. L'offensive allemande du 5 juin va ébranler la ligne de front avec l'emploi de chars en grand nombre.
Pilonné par l'artillerie, Saint Fuscien disparait dans la fumée mais les défenseurs vont tenir l'ennemi en échec. Cependant, se produit un nouvel assaut. A 5h45, les hommes des lieutenants de SANVAL, PUISSANT et Bernard  CHAMPY détruisent 3 chars, les munitions s'épuisent, les réserves sont presque vides.
Des incendies ravagent la partie Nord de Saint Fuscien, l'organisation défensive est réduite à néant. Les lieutenants de SANVAL et CHAMPY sont tués au cours de combats héroïques. Le lieutenant PUISSANT, grièvement blessé est fait prisonnier, c'est la confusion.
Vers 10h, les Allemands occupent la partie nord de St Fuscien. La ligne de démarcation passe par le château. Jusqu'au 8 juin 1940, de nombreux combattants sans distinction ont disparu dans les assauts d'un front d'une centaine de kilomètres. Des sacrifices comme ceux du lieutenant CHAMPY, tué l'arme à la main au champ d'honneur, ont été nombreux.

Source : Docteur Pierre Vasselle. "La bataille au Sud d'Amiens" du 20 mai au 8 juin, 1940.

Jacques Lejosne

*

Bernard CHAMPY, mort pour la France le 5 juin 1940 à Saint-Fuscien, avait 23 ans. Il était né
le 12 janvier 1917 à Asnières (Eure). Sous-lieutenant au 89e régiment d'infanterie (89e RI)
il fut nommé au grade de chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume.

Pour prolonger avec un autre extrait de l'ouvrage de Pierre Vasselle.

 

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Publié le 16 Février 2024

Philippe LECLERC de HAUTECLOQUE, né Philippe de HAUTECLOQUE le 22 novembre 1902 à Belloy-Saint-Léonard, rejoint De GAULLE le 25 juillet 1940 après un long périple, sous le pseudonyme de « Leclerc ».
Dès leur première rencontre, il reçoit la mission de rallier l’Afrique Equatoriale Française à la France libre. C’est chose faite en novembre 1940 lorsque le dernier pays, le Gabon se joint à la France libre.
En 1941, il s’empare de Koufra en Libye et fait le fameux serment avec ses soldats « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. »
Après la conquête de la Libye et de la Tunisie, il reçoit le renfort des évadés de France par l’Espagne (les « Manana ») et d’unités des troupes vichystes ralliées de l’Armée d’Afrique ; sa division est rebaptisée 2ème Division blindée (2ème DB) le 24 août 1943.

En Avril 1944, la division regagne l’Angleterre d’où elle débarque en Normandie le 1er août 1944. L’insurrection de Paris commencée le 19 août 1944 reçoit l’appui plus que nécessaire de la 2ème DB qui marche sur Paris qu’elle libère le 25 août. Le lendemain, le Général De Gaulle et le Général Leclerc descendent côte à côte les Champs-Elysées. Il peut alors se diriger vers l’Est et honorer le serment de Koufra : le lendemain de son anniversaire, Strasbourg est libéré.

C’est au début du mois de mai 1945 que ses soldats découvrent les horreurs des camps et s’emparent du « nid d’aigle » d’Hitler à Berchtesgaden. En juin 1945, c’est l’Indochine où il signe, au nom de la France, les actes de capitulation du Japon le 02 septembre 1945. Le 12 juillet 1946, il est nommé inspecteur des Forces terrestres, maritimes et aériennes en Afrique du Nord.
Le 28 novembre 1947, son avion est pris dans une tempête de sable près de Colomb-Béchar en Algérie. Il meurt à  45 ans et 6 jours !

Il est élevé à la dignité de Maréchal de France à titre posthume le 23 août 1952.

Anatolie Mukamusoni

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Afin d'honorer sa mémoire, le "Comité picard du Monument Leclerc", créé le 23 décembre 1947, lance une souscription publique, permettant d'ériger place René-Goblet à Amiens un monument en pierre de Pouillenay en Bourgogne. Ce monument est inauguré le 24 juin 1950. Il est d’une hauteur de 12 m, pesant 112 tonnes. Il a la forme d'une colonne avec une croix de Lorraine (symbole de la France libre), montrant le maréchal Leclerc, torse en avant. Sur les flancs, des sculptures en relief, figurant les étapes de la reconquête du territoire colonial et national.

Pour prolonger : le site de la Fondation Maréchal Leclerc de Hautecloque

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