La citadelle d’Amiens ou le frontstalag oublié
Publié le 11 Avril 2026
A l'occasion d'une séance de l'Académie des sciences, lettres et arts d'Amiens, a eu une communication assurée par François Sirel sur la citadelle d'Amiens entre 1940 et 1944.
Dans les mémoires amiénoises, le site est d’abord associé au "poteau des fusillés ", ce lieu des exécutions des résistants dans l'ancien stand de tir et ensuite au lieu de détention et de torture des résistants après le raid aérien mené sur la prison d’Amiens le 18 février 1944.
Mais curieusement le fait que la citadelle ait été durant l’Occupation un frontstalag, c’est à dire un camp de prisonniers maintenus en France sous surveillance allemande, a été oublié.
Les Frontstalags répartis dans la zone occupée étaient destinés aux soldats prisonniers issus des colonies françaises même si le site d’Amiens joua un rôle mixte. Ainsi des soldats "indigènes" et "sénégalais "selon la dénomination de l’époque furent enfermés à la citadelle et employés à l’extérieur.
Frontstalag 204, Amiens, camp de Montdidier (4 juin 41) : le Docteur de Morsier et M. le Generalführer Busse, chef de la Croix‑Rouge allemande en France occupée. Revue Internationale de la Croix-Rouge, octobre 1941
Quelles traces a-t-on gardées de ce camp ? Quelles sont les sources qui témoignent de cette réalité ? Peut-on, en d’autres termes, faire l’histoire du fronstalag d’Amiens ?
Vous trouverez ci-dessous en téléchargement le diaporama qui a servi de support à cette conférence.
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