LA BATAILLE DU 18 AU 20 JUIN 1940 A LA MADELEINE

Gabriel LAOUT, mon père, soldat dans le 2ème bataillon du 161ème R.I.F., est parti le 24 août 1939 rejoindre la caserne de Boulay en Moselle. Durant 10 mois ce bataillon a consolidé la Ligne Maginot dans sa partie sud, près de Ricrange, élevant les murs en béton, creusant tranchées et abris. Les soldats devinrent maçons et terrassiers, pour construire cette barrière réputée infranchissable, orgueil de la France. Elle y a consacré une grosse partie de son budget militaire. « Ils ne passeront pas », telle était la devise du Bataillon ! Le 10 mai 1940, Hitler a décidé d’envahir la France là où ne l’attendait pas la défense nationale. Il a contourné la ligne par les Ardennes et par le sud. Le Gouvernement de notre pays s’est montré bien minable à l’heure de l’affrontement. Le 13 juin, pour éviter l’encerclement, le bataillon sous les ordres du commandant Eymerit, est sorti de cette ligne Maginot devenue inutile pour affronter l’ennemi qui arrivait au sud de Nancy. Les hommes ont parcouru près de 100 km, la rage au cœur, à la hâte, et se sont retrouvés au lieu-dit « La Madeleine », à Laneuveville devant Nancy. A cet endroit, un magnifique Pont-canal de la Marne au Rhin enjambe la Meurthe. La mission du 161ème R.I.F. était d’empêcher les Allemands de franchir ce pont. Ils l’ont accomplie avec panache du 18 au 20 juin, c'est-à-dire après la chute de Paris et la reddition voulue par Pétain le 17 juin. Sur les 550 soldats, 54 furent tués. On évalue à 4000 le nombre d’obus tirés par l’ennemi. 11 bateaux qui ont tenté la traversée ont été coulés et les pertes ennemies dues à la configuration du terrain et à la défense valeureuse ont été terribles, on parle de 700 hommes mis hors de combat. Le 20 juin à 4 heures du matin, les Français, sans munitions, ont baissé les armes. Les Allemands en colère devant cette défense héroïque ont empêché les Français d’enterrer les morts dans le cimetière communal et jetèrent leurs objets personnels dans les latrines de l’usine située à cet endroit. La courageuse institutrice de La Madeleine, madame Louis, alla se plaindre auprès des officiers allemands qui ont obligé les malfaiteurs à les repêcher ! Elle fabriqua alors des sacs qu’elle a envoyés dans les familles et les habitants ont construit un enclos qu’ils ont toujours fleuri. Ils les appelèrent les premiers résistants de France. Sitôt la reddition, les soldats du 161ème R.I.F. ont pris le chemin des stalags. Après 5 années derrière les barbelés, mon père est mort en janvier 1945, épuisé, peu de temps avant l’arrivée des Américains. Ce récit nous a été raconté par deux passionnés d’histoire, Jacques Mangenot et François Clauvelin. Je possède la copie d’un témoignage de mon père qui se trouve à la Croix Rouge internationale de Genève. C’est ainsi que j’ai pu emmener deux de mes petits-enfants à l’endroit où il s’est battu. Monique et moi avons retrouvé son dossier médical dans une caserne à CAEN. J’ai 84 ans. Depuis 80 ans, ceux qui évoquent la débâcle de 1940, oublient un peu trop facilement les milliers d’anonymes qui ont défendu l’honneur de la France. 

Jean-Marie LAOUT adhérent 

 ODON DUMONT (1875 – 1945)

 Né le 10 septembre 1875 à Méharicourt (Somme), mort de la dysenterie le 19 mars 1945 à Buchenwald (Allemagne). Marié le 20 avril 1898. Représentant en chaussures, puis négociant, Odon Dumont fut l’un des plus actifs militants socialistes de la Somme dans les années 30. Secrétaire du groupe socialiste de VillersBretonneux, conseiller municipal de Méharicourt, il devint secrétaire de la Fédération socialiste de la Somme en 1938, après le départ d’Alexis Mailly*. Il appartenait également à la Franc-Maçonnerie et à la Ligue des droits de l’Homme. Il quitta la Somme à la fin de l’année 1939 et s’installa à Nantes (Loire-Inférieure) où il continua à militer. Résistant actif, il fut arrêté par la Gestapo et mourut en déportation en Allemagne à Buchenwald.

 (Extrait du site « le Maitron » ) 
Monsieur Franck IRJUD adhérent 

Inauguration du Square René Lamps. 

 
Le 19 février 2020, a été inauguré, à côté de l’ancienne caserne Dejean, le square René Lamps en l’honneur de l’ancien maire d’Amiens. Malgré une pluie battante, la foule était nombreuse. Des élus d’Amiens et des membres de la famille étaient présents.  Madame Brigitte Fouré, maire d’Amiens, a prononcé un discours élogieux, rappelant la vie très riche de  René Lamps : Instituteur à Corbie puis professeur de Mathématiques au collège Auguste Janvier à Amiens ; l’engagement de l’homme dans la Résistance dès les débuts de celle-ci (Résistance passive avec son collègue André Bernard en 1940) ; son adhésion au parti communiste en 1943 (sa femme Julia, de famille communiste, n’y est pas étrangère !) où il exerce de grandes responsabilités ; son action plus prononcée au sein des FFI. Sa vie politique fut très abondante : - Député communiste de la Somme après la guerre jusqu’en 1958, puis de 1962 à 1978 - Maire d’Amiens pendant 3 mandats successifs de 1971 à 1989. Madame Fouré a souligné les bons rapports avec son collègue au conseil municipal, malgré des idées parfois divergentes : « J’ai toujours été marquée par son souhait de servir notre ville et d’être utile aux Amiénoises et aux Amiénois. Il avait à cœur d’agir, d’œuvrer pour le bien commun et d’être utile à la collectivité. » Après la lecture, par Jacques Lessard, du 1er discours de René Lamps en 1971, date de sa 1ère élection à la mairie d’Amiens, ce fut au tour de l’arrière-petite-fille de faire partager ses souvenirs. Un arrière-grand-père proche des siens, « il taillait mes crayons au couteau . . . », un guide dont on s’inspire, « c’est en leur souvenir et d’après leur vie exemplaire [René et Julia] que j’ai choisi le métier de Professeur des Ecoles ».     Anatolie MUKAMUSONI
 Pour en savoir plus sur le personnage : Lire, « René Lamps, itinéraire d’un élu communiste » de Francine Delauney, Edition ENCRAGE.

Conférence-exposition

Comme les années précédentes, notre Association a organisé une conférence-exposition suivie de l’Assemblée Générale, le lendemain. L’exposition ainsi que la conférence ont eu lieu à la salle des fêtes de Pont de Metz, samedi 29 février dernier. L’exposition avait pour thème : « 1940 – les débuts de la Résistance ». Elle nous a été prêtée par l’ONACVG à qui nous adressons nos vifs remerciements.  La conférence a porté sur l’Appel du Général de Gaulle le 18 juin 1940.  Notre conférencier, Monsieur Bernard Phan, a rappelé l’évolution militaire du Général de Gaulle, ses difficultés à faire admettre l’impréparation défensive de la France, son retour à Londres le 17 juin d’où il rentrait d’une mission le même jour et enfin l’Appel à la BBC, le 18 juin, qui incitait les Français à le rejoindre à Londres pour continuer le combat  La conférence, animée par Monsieur Bernard Phan, a rassemblé une trentaine de personnes. Le contenu, la qualité de la prestation et de riches échanges ont été très largement appréciés par le public. 
 

L'Assemblée Générale

L’Assemblée Générale de l’Association s’est tenue le lendemain 1er mars dans la même salle, prêtée généreusement par la mairie de Pont de Metz. Monsieur Loïc Bulant, le maire de la commune, a ouvert les débats, suivi de Monsieur Christian Manable, sénateur de la Somme, qui nous a renouvelé son soutien, de même que Monsieur Frédéric Bureau, président de l’ONACVG, qui est à nos côtés depuis le début de notre engagement. Monsieur Manable, ainsi que Monsieur Olivier Jardé ont rappelé que si une collectivité locale se décidait à porter notre projet du Centre de Mémoire et d’Histoire à la Citadelle, toutes les autres suivraient. Le département serait alors le mieux indiqué pour le soutenir, puisque notre projet concerne les Résistants et Déportés de tout le Département de la Somme. Le terrain appartenant à la ville d’Amiens, une convention pourrait être signée entre les deux parties. La présidente de l’Association, Madame Anatolie Mukamusoni a présenté le rapport moral, les actions menées en 2019 et les résolutions pour l’année 2020. La trésorière a ensuite présenté le bilan financier. Après l’Assemblée Générale, un cortège s’est rendu au monument aux morts pour un dépôt de gerbes. Un repas convivial a réuni, dans la bonne humeur plusieurs adhérents, qui ont apprécié le menu et l’animation. Jackie FUSILLIER
                                                                                                                      

UNE FIN D’ANNEE ACTIVE !

 Le dernier tiers de l’année 2019 a été riche en événements et en activités pour notre association. Nous avons participé, le 9 septembre, à AGORA, grande rencontre des associations de la Métropole. Notre stand a attiré beaucoup de visiteurs qui se sont intéressés à notre projet ainsi que ceux qui le connaissent déjà et se sont étonnés que le Centre de Mémoire et d’Histoire n’aie pas encore vu le jour.


 Le 13 septembre, nous étions présents au Forum des Associations à Pont de Metz, qui a accueilli beaucoup de visiteurs. Nous avons pu faire connaître notre association à ceux qui ignoraient son existence et constaté leur étonnement quant à l’absence d’un Centre de Mémoire dédié aux victimes de la Seconde Guerre mondiale.


 Les Journées du Patrimoine représentent un moment fort de l’année pour notre Association : c’est l’occasion de faire visiter le « Poteau des Fusillés » et de réaliser que cet endroit devrait être plus souvent ouvert au public car ceux qui le voient pour la première fois sont pris d’une émotion que ce lieu déclenche et ceux qui le connaissent y reviennent pour se souvenir et rendre hommage aux 35 héros victimes de la barbarie nazie. Cette année, ces Journées se sont déroulées les 21 et 22 septembre. Nous avons enregistré une grande fréquentation malgré une météo peu clémente. 

La municipalité de Pont de Metz a réuni les associations de la commune le 3 octobre, pour établir le calendrier des actions de 2020. Nous y avons assisté.

 Un autre moment fort a été la 4ème fête du rail à Longueau les 5 et 6 octobre 2019. Ces 2 jours ont connu une affluence exceptionnelle : les expositions ferroviaires qui racontaient l’histoire de la SNCF étaient variées, d’autres stands étaient nombreux et petits et grands y ont trouvé leur compte. Beaucoup de visiteurs se sont arrêtés devant notre stand. 


Le 7 novembre, nous faisions partie de ceux que le Président du Conseil Régional des Hauts-de-France a invités à l’avant-première du film documentaire « de Gaulle, Premières batailles » de Serge TIGNERES. Nous lui avons reparlé de notre projet. Il nous a assurés de la participation de la région dans le financement de la construction du Centre mais répète que le département ou la municipalité doivent être porteurs du projet. La Présidente négocie le financement et le soutien de la Région pour le Centre de Mémoire de la Deuxième Guerre mondiale à Amiens.  
 
Lors de la visite du Président de la République à Amiens le 21 novembre, nous avons confié le dossier de notre association à Mme la Députée Barbara Pompili qui le lui a remis en mains propres. Nous espérons une suite favorable quant à son éventuelle intervention auprès de nos autorités locales. 
  
 Le 24 novembre, nous avons assisté à commémoration du 72ème anniversaire de la mort du général Leclerc en présence de sa belle-fille. La cérémonie fut belle ! 
 
Plusieurs membres de l’association étaient présents le 9 décembre, à la conférence donnée, Place Dewailly, par M. Elouan ROCHCONGAR sur « Devenir un « mauvais Français » : collaborer à Amiens sous l’Occupation ». 

En cette période de Noël, un stand obtenu par Robert Desaegher au marché de Noël de Démuin, a été tenu le 15 décembre par notre association et les visiteurs furent nombreux. Enfin, nous sommes invités, le 20 décembre, à Cagny, pour participer à la 6ème journée de solidarité du monde combattant de l’ONACVG de la Somme. Notre association essaie d’être sur tous les fronts !           

La nécropole de Condé Folie. 


En juin 1940, les nazis décident de traverser la Somme pour se diriger vers Paris. Le plan de Rommel est d'utiliser les ponts et voies ferrées secondaires pour franchir le canal et la route D 218 pour rejoindre la ligne Paris-Calais, accessible grâce aux raids répétés dans la nuit du 4 au 5 juin. Le génie allemand a déboulonné les rails et dégarni les ponts permettant aux chars de circuler sur le remblai puis par un plan incliné gagner la route 218 puis Hangest.  
La défense de Condé Folie est confiée à la 2ème Cie du 1er Bataillon du 53ème RICMS commandée par le Capitaine Magnien (le 53ème avait été formé en 1939 d'hommes originaires du Languedoc, du Roussillon, du Massif Central et complété en 1940 par un détachement sénégalais). Le 5 juin, le village est attaqué massivement ; l'armée française résiste de maison en maison. Les nazis finissent par utiliser des lance-flammes pour l'anéantir : 200 soldats tués. De même à Airaines ; c'est encore le 53ème RICMS commandé par le capitaine N'Tchoréré (originaire du Gabon) qui a résisté ; racistes, les nazis ont abattu le capitaine d'une balle dans la tête.

Dans le village voisin, à Longpré-les-Corps-Saints, les Africains, retranchés dans les caves ont été exterminés aux lance-flammes. Ce massacre, ainsi qu'un terrain communal près de l'église expliquent le choix de Condé Folie pour ensevelir toutes les victimes de la barbarie nazie en 1940 dans la région. Jusqu'en 1955, les corps ont été inhumés dans de nombreuses communes du département. A la fin de l'année, la majorité des corps fut rassemblée au Cimetière National de Condé Folie, vaste nécropole de près de 3000 soldats dont 1000 Inconnus. 
Maryse Confrère Sources : Courrier Picard : 23 et 24 juillet 1955  29 septembre 1955 Remerciements à Monsieur Flesselle, habitant de Condé Folie et passionné de la 2ème Guerre mondiale « Gestes français » de Antoine Redier 1944 

Cérémonies de la Libération le 30 août 2019 à  Longueau et à Gentelles 

La cérémonie d’hommage pour le 75ème anniversaire de la Libération de Longueau s’est tenue ce vendredi 30 août en présence de Madame Colette Finet Maire de Longueau. Après un arrêt au monument aux Morts nous nous sommes rendus en défilé jusqu’au cimetière, accompagnés par la musique de l’Harmonie de Longueau où une gerbe a été déposée. Le cortège s’est ensuite déplacé jusqu’au charnier de Gentelles. Une gerbe a là aussi été déposée. Madame Finet a rendu hommage aux 27 victimes retrouvées dans ce charnier devant Monsieur Daniel Parisot, Maire de Boves et Monsieur Xavier Commecy, Maire de Gentelles. Un verre de l’amitié a clôturé cette cérémonie dans la salle des fêtes de Gentelles.  Jackie FUSILLIER 

SOUVENONS-NOUS ! 

 
Cela fait 75 ans que les Alliés ont débarqué en Normandie pour libérer notre pays de la barbarie nazie. Beaucoup de ses enfants ont payé de leur vie pendant la libération tandis que d’autres croupissaient encore dans les camps. Que de cruautés furent le quotidien des régions, des pays encore occupés après le débarquement en Normandie et en Provence ! Les Allemands qui se sentaient acculés furent impitoyables. Les plaies sont encore profondément ouvertes. Les familles pleurent encore les leurs.   Comme partout en territoires occupés, plusieurs Résistants de la Somme tombèrent sous les coups des ennemis après l’arrivée des Américains et des Anglais en Normandie : souvenons-nous des quatre derniers des 35 martyrs du « Poteau des Fusillés » : MOUTARDIER Gaston, exécuté le 6 juillet 1944 ; WERBROUCK Cyrille Jules, fusillé le 6 juillet 1944 ; BALEDENT Louis, fusillé le 12 juillet 1944 et BRAILLY Edmond, exécuté le 31 juillet 1944, soit un mois avant la libération d’Amiens. Souvenons-nous de ceux qui sont morts en participant à la libération d’Amiens et de tout le département.  Souvenons-nous des Déportés qui subissaient la colère de leurs bourreaux. Souvenons-nous de ceux qui ne sont pas revenus. Les survivants ont raconté. Ils se sont adressés aux jeunes car les jeunes générations doivent savoir, ne pas oublier pour transmettre la mémoire. Certains n’ont pas eu la force de témoigner car c’est dur de se raconter et d’être sûr que l’on sera compris! Quelle meilleure façon de leur rendre un hommage durable que la création du Centre de Mémoire et d’Histoire, au « Poteau des Fusillés », souhaité par un grand nombre de Samariens, surtout des familles de Résistants et de Déportés de notre département?       Anatolie MUKAMUSONI. 

REMISE DES PRIX DU Concours National de la Résistance et de la Déportation 2019
à la Préfecture d'Amiens le 27 mai 2019

JOURNEE NATIONALE DE LA RESISTANCE

le 27 mai 2019 

Elle s'est déroulée à Amiens, Place René Goblet, au Mémorial des Picards Martyrs de la Résistance. Accueil de Mme la préfète par le colonel Pascal FOUYET, délégué militaire départemental de la Somme, M. Matthieu BEAUVARLET, conseiller municipal délégué aux anciens combattants et aux échanges internationaux représentant Mme Brigitte FOURÉ, maire d’Amiens, et M. Alain GEST, président d'Amiens métropole, M. Jean-Claude LECLABART, député de la Somme, M. Hubert de JENLIS, vice-président du conseil départemental de la Somme représentant le président, Mme Margaux DELÉTRÉ, conseillère départementale, le colonel Mathieu FRUSTIÉ, commandant en second le groupement de gendarmerie de la Somme, et les autorités présentes.

Une plaque pour l'esplanade Simone Veil et le parvis Nicole Fontaine

A l'occasion de la journée de l'Europe, l'esplanade Simone-Veil et le Parvis Nicole Fontaine ont été inaugurés ce jeudi 9 mai 2019 à Amiens. Un bel hommage rendu à ces deux grandes femmes politiques françaises, européennes convaincues.

28 AVRIL 2019- JOURNEE de la DEPORTATION

La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (FNDIR), la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP), la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) et les Associations de mémoire des camps nazis, l’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus (UNADIF) ont signé ensemble ce message pour le Journée nationale du Souvenir du 28 avril 2019.

« La journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation instaurée par la loi du 14 avril 1954 est l’occasion d’évoquer la mémoire de tous ceux, femmes, hommes et enfants, envoyés par milliers, pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des camps de concentration ou d’extermination nazis qui ont souillé et durablement meurtri les peuples et les territoires occupés d’Europe.

Nous renouvelons notre hommage au courage dont ont fait preuve les déportés, en particulier ceux qui, face aux souffrances de l’épuisement physique auxquelles ils étaient confrontés et à la menace permanente de la torture et de la mort, n’ont pas renoncé à l’espoir et ont su rester des êtres humains. Ils ont ainsi eu, dans ces difficultés extrêmes, la volonté de poursuivre, dans l’union et la solidarité, la lutte clandestine contre l’idéologie et les objectifs de guerre de l’ennemi.

Les déportés, derniers rescapés de l’horreur indicible de la barbarie nazie, expriment leur légitime inquiétude à l’égard d’une Europe aujourd’hui divisée, traversée et habitée par la résurgence de mouvements nationalistes.

L’Europe dont la vocation est de garantir la paix et la prospérité des pays qui la composent doit être celle de la Mémoire de millions d’êtres humains sacrifiés par une idéologie perverse.

Sauvegarder cette Mémoire, où la souffrance se mêle à l’espérance, doit faire prendre conscience, avant qu’il ne soit trop tard, de l’indispensable solidarité entre les peuples épris de liberté, pour l’emporter sur toutes les formes d’obscurantisme, de fanatisme, de racisme, d’antisémitisme, de xénophobie.

Le rappel de l’action des déportés dans les camps de la mort doit aller bien au-delà d’une journée symbolique. Il s’agit, pour les générations futures, de poursuivre avec détermination ce combat contre l’égoïsme et la peur.

C’est ainsi que l’hommage aux déportés prendra tout son sens pour construire un avenir de paix, de fraternité et de respect de la dignité humaine ».

Très cher Jacques,
 
Nous sommes venus très nombreux pour te dire au revoir.
Nous nous sentons tous ORPHELINS.
Tu avais cet esprit vif qui savait anticiper les situations.
Des projets plein la tête pour notre association qui était devenue ta principale préoccupation.
La première fois que je t’ai vu, c’était en 2001 à une exposition que tu avais organisée à l’IUFM dans l’esprit du sujet du Concours de la Résistance et de la Déportation de cette année-là. 
J’ai compris quel historien local de talent tu étais. 
Coprésident de l’association « Centre de Mémoire et d’Histoire-Somme-Résistance et Déportation », nous étions amenés à nous contacter souvent. « Oh c’est toi ? J’allais t’appeler ! » Et nous voilà partis pour minimum 45 minutes.
Nos préparations des CA parfois avec Jackie et Françoise se terminaient . . . gaiement ! ! ! et Thérèse était toujours là pour nous insuffler la bonne humeur.  
Tu étais la cheville ouvrière de notre Association et tous ceux qui lisent nos écrits reconnaissent ton talent.
Tu comprends dans quel embarras tu nous laisses ?
Mais nous savons que de là où tu es, tu guideras efficacement nos pas. 
Ne t’en fais pas, ta pièce sur le retour de l’exode se fera. Tu as laissé la trame, nous nous efforcerons par tous les moyens de lui donner le corps.
Et plus encore, ce centre de mémoire pour lequel tu t’es battu bien des années avant la naissance de l’association, nous continuerons la lutte pour qu’il voie le jour !
Ce n’est qu’un AU REVOIR Jacques ! ! !
 

DECES DE JACQUES LEJOSNE 

Jacques LEJOSNE, co-président de notre Association, nous a quittés le 1er février dernier à l’âge de 85 ans. Il était comme le dit l’article du Courrier Picard, la mémoire vivante de notre département. Après avoir travaillé dans le bâtiment comme plombier, ensuite comme animateur pour l’Association Amiens, avenir jeunes, il s’est lancé dans la recherche, il a acquis de nombreux documents et cartes postales anciennes et a notamment écrit plusieurs ouvrages sur les quartiers d’Amiens mais également sur la résistance dans l’Amiénois. Depuis de nombreuses années, bien avant le début de notre association dont il a été l’un des membres créateurs, il a œuvré pour obtenir un Centre de Mémoire à la Citadelle. C’est une perte qui laissera un grand vide dans notre association. Nous présentons toutes nos condoléances à la famille. 

D'UNE GUERRE à L'AUTRE, 

1914/1918 - 1940/1945

 

Après quatre ans de souffrances, de combats meurtriers, le 11 novembre retentissaient les clairons, les clochers des villes et villages...  Par différentes cérémonies en mémoire à ces malheureux morts pour la France, c'est un honneur et un respect d'honorer nos "poilus" n'ayant pu goûter la joie de cet armistice.

Mais une guerre, aussi effroyable soit-elle, ne peut faire oublier cette autre guerre de 1940/1945.

Là aussi, des noms de militaires inscrits sur des stèles ou des monuments dans chaque commune de France, celui d'un résistant, d'un déporté, d'une personne civile décédée dans les grands bombardements comme sur Amiens. Beaucoup de soldats périrent dans la bataille de France de 1940, ayons une pensée pour eux.

Certains, par leur bravoure et leur patriotisme, furent déportés ou fusillés comme à la Citadelle d'Amiens, un lieu qui, par sa flamme, leur rend hommage. Une reconnaissance réduite au minimum malgré la volonté de l'Association "Centre de Mémoire et d'histoire, 80  Résistance et Déportation" qui a, depuis des années, fait la proposition (en vain)aux plus hautes autorités d'obtenir dans cet endroit fermé un centre d'interprétation sur la Seconde Guerre mondiale. Il faut rappeler que rien n'existe dans la Somme en souvenir de la Résistance et la Déportation.

                                                                                                              Jacques Lejosne

Quelques Commémorations 2018

Commémoration à Airaines

3 juin 2018 : Le soleil était au rendez-vous pour commémorer les combats d'Airaines qui ont eu lieu les 5, 6 et 7 juin 1940 à l'issue desquels la ville fut détruite à 77%. L'assistance était importante : de nombreux Elus, l'Ambassadeur du Gabon et l'Ambassadrice de l'UNESCO, accompagnés de nombreux Gabonais venus de Paris et de Bruxelles, des membres des Associations comme les Amis de l'histoire d'Airaines et le 53e régiment d'infanterie coloniale RIC.MS sans oublier la Batterie Fanfare. Après une messe avec de nombreux porte-drapeaux, les délégations sont allées se recueillir à la nécropole de Condé-Folie (plus de 1000 tombes). De retour à Airaines, le maire et ses adjoints ont remis quelques 140 insignes en l'honneur du 53e RIC.MS. La cérémonie s'est achevée par des dépôts de gerbe et des discours au monument à la mémoire du Capitaine N' Tchoréré, abattu d'un coup de pistolet par les nazis.   

Commémoration de la Libération au Bois de Gentelles

Le 31 août 2018, Mr Patrick Simon Maire de Villers Bretonneux a rendu hommage aux 27 martyrs du Bois de Gentelles. Torturés, sortis des cellules de La Citadelle d'Amiens, ils y furent en mai et août 1944 sauvagement abattus et achevés à coups de crosses. Les corps furent découverts en septembre 1944, par un groupe de FFI attirés par une odeur nauséabonde à l'abord de deux sapes partiellement rebouchées de terre. Depuis quelques années, les communes de Boves, Gentelles, Longueau et Villers Bretonneux se sont associées pour honorer la mémoire de ces Patriotes qui ont donné leur vie pour que la France retrouve la LIBERTE. 

Cérémonie à Montières les Amiens

 
Ce vendredi 31 août 2018, jour anniversaire de la Libération d’Amiens, un hommage était rendu à Georges Quarante et Edmond Fontaine, qui n’ont pas hésité à donner leur vie pour défendre le pont de l’écluse à Montières les Amiens. Etaient présents Madame Fouré Maire d’Amiens, Monsieur Bureau Président de l’ONAC, Madame Ben Moktar adjointe, Monsieur Mathieu Beauvarlet adjoint chargé des Anciens Combattants et d’autres personnalités, ainsi que trois des enfants de Georges Quarante. Une gerbe a été déposée au monument aux morts route d’Abbeville, ensuite le cortège s’est rendu au pont où se trouve la plaque commémorative, accompagné par la fanfare de Beauval. Deux gerbes ont également été déposées dont une par la famille. 
 
 
 
 

2 JUILLET 1944 - Le Train de la mort

Ce transport est le cinquième parti de France à prendre la direction du KL Dachau depuis le débarquement de Normandie. C'est aussi le plus important qui ait jamais quitté Compiègne. Il est resté tristement célèbre sous le nom de « Train de la mort » en raison du nombre élevé des décès survenus durant le voyage.


Le dimanche 2 juillet 1944, vers 9 heures 15, le train n°7909 s'ébranle sous une légère bruine de la gare de Compiègne en direction de l'Allemagne. Dans chacun des 22 wagons, les nazis ont entassé une centaine d'hommes. Avant Soissons, le soleil fait son apparition et la chaleur envahit rapidement les wagons, d'autant plus que le train roule lentement et observe des arrêts fréquents. A 11 heures 05, le sabotage de la voie l'oblige à stopper au niveau de Saint-Brice, quelques kilomètres avant Reims. Les dégâts sont peu importants et le transport reprend sa route après trois heures d'arrêt sous un soleil de plomb.[1] Il s'immobilise ensuite une première fois en gare de Reims. La chaleur, le manque d'eau et l'asphyxie sont déjà à l'origine d'une centaine de décès. Le convoi repart vers 15 heures 10, mais, après un court trajet, un nouveau sabotage est à l'origine du déraillement de la locomotive au niveau de l'aiguillage du dépôt de Bétheny. Les wagons sont ramenés par un tracteur de manœuvre à la gare de Reims, sur une voie de garage, où ils stationnent en plein soleil en attendant le relèvement de la locomotive. Les morts se succèdent pendant ce long arrêt alors que la chaleur est devenue suffocante. Des détenus médecins appellent les services sanitaires et les nazis entrouvrent quelques portes. Dans certains wagons, les hommes, poussés par la folie, s'entre-tuent. Enfin, vers 20 heures, le train reprend sa route vers l'Est et roule toute la nuit. 

André SEHET

Notre ami André Sehet, président des Racines Calcéennes et co-auteur d'un ouvrage sur Jean Moulin et aussi sur un enfant de Picquigny, Jean Choquet, vient de vivre un week-end tout à fait exceptionnel. « Deux journées que je ne suis pas près d'oublier » dit-il. En effet, accompagné de sa fidèle collaboratrice Sylviane Schwal, André Sehet est allé tour à tour au Panthéon et au Mont Valérien. C'est dans ce lieu historique que Daniel Cordier secrétaire de Jean Moulin, légende vivante de la Résistance française, s'est vu remettre la « Grand Croix de la Légion d'Honneur ». Ce grand moment a permis à André Sehet de bavarder avec Daniel Cordier, cet homme remarquable qui est l’un des derniers témoins de cette période de la guerre au cours de laquelle Jean Moulin, mais aussi Jean Choquet ont eu un comportement admirable face à l'ennemi. 

 

Le 8 MAI  

Le 8 mai 1945 est la date, dans le calendrier grégorien, de deux événements historiques : la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe marquée par l'annonce de la capitulation de l'Allemagne.
Le 8 mai 2018 nous y étions.... 

Journée de la Déportation



29 avril 2018 : temps maussade, public clairsemé ; les Elus ainsi que des membres de notre Association étaient présents au poteau des fusillés pour la Journée de la Déportation.  

Notre Association était également présente à Camon où le Maire Mr Jean Claude Renaud a rendu hommage aux morts de sa commune au Monument aux Morts ainsi qu’au cimetière, accompagné, par la fanfare locale, « l’hortillonne ».   

 

 

           

La fête de la Victoire au Faubourg de Hem


Le 8 mai 2018, le quartier Faubourg de Hem a commémoré dignement La Victoire des 

Alliés. 

A l’initiative du Comité de Quartier présidé par la dynamique Madame Delabre, les enfants de l’école primaire Faubourg de Hem, accompagnés de la Fanfare de Dreuil-lès-Amiens ont défilé dans les rues. Les habitants, ainsi que des élus, leur ont emboîté le pas, rythmé par la musique de la Fanfare. Le départ a été donné dans le préau de l’école, devant les plaques rendant hommage aux martyrs des deux guerres. Deux gerbes et des fleurs y ont été déposées.  

Le cortège s’est ensuite arrêté rue Robert Lecoq, devant la maison où a vécu Henri Gabet, résistant du quartier, aux sons des trompettes, avant un recueillement devant la plaque apposée sur l’ancienne demeure de M. Derobertmazure, un autre résistant du quartier, avenue Louis Blanc, où deux autres gerbes ainsi que des fleurs isolées ont été déposées. Ensuite, tout le monde a été invité au pot offert par le Comité de Quartier dans la salle Henri Gabet. Les élèves y ont déposé les dernières gerbes.   L’Association « CENTRE DE MEMOIRE-SOMME-RESISTANCE ET DEPORTATION » remercie Madame Delabre et le Comité de Quartier Faubourg de Hem de l’avoir associée à la préparation et au déroulement de cette fête. C’est une collaboration que nous souhaitons durable.                            

Le 8 Mai 2018 à Cagny 




Le 8 mai 2018 a eu lieu une cérémonie officielle au Monument aux Morts de Cagny, à l’école de la commune pour l’inauguration d’une plaque en l’honneur de Marcel Martin, tué par les balles allemandes au cours d’une reconnaissance dans le parc du château le 2 septembre 1944 et Louis Balédent, fusillé le 11 juillet 1944 à la Citadelle d’Amiens. Deux noms, deux patriotes qui figurent après un hommage rendu par le maire de Cagny devant les familles des victimes et de nombreuses personnalités. Une exposition était présentée par Mr Nicolas Bernard et cette sympathique manifestation s’est terminée par un vin d’honneur. Notre association était représentée par Jacques Lejosne, co-président et Annick Delattre viceprésidente. Rappelons qu’un certain 8 mai 1945 a marqué la fin de la Seconde Guerre mondiale sur le continent

8 MAI 2018 à AMIENS

Invitation de l’Association « mine de rien » au Lycée Madeleine Michelis

 du 12 avril 

Invités par l'Association « Mine de rien », nous avons eu le plaisir de rencontrer, au lycée Madeleine Michelis, Jean Villeret, ancien résistant, déporté NN, âgé de 96 ans. Jean Villeret a commencé en nous disant « mon histoire est une histoire banale ». Le père de Jean, enfant de l'Assistance publique, fut placé à Canaples puis à Bouquemaison, pour travailler dans des fermes. En 1915, il s'engagea dans l'artillerie et devint Maréchal des logis. Par conséquent Jean s'intéressa à l'histoire. A partir de 1933, il suivit tous les événements qui menèrent à la Seconde Guerre mondiale. Comme tous les jeunes, il ne comprit pas la défaite française.  Alors qu'il faisait l'exode à vélo, il entendit parler de l'Appel du Général de Gaulle. Jean choisit de résister. Avec 3 camarades, il franchit la ligne de démarcation en plein jour. Pour avoir de l'argent, ils travaillèrent dans le charbon de bois, dans le centre de la France. Le 13 février 1942, la loi de Vichy désigna 3 classes de jeunes (1941, 1942, 1943) pour aller travailler en Allemagne. Jean, recherché par la gendarmerie, devint réfractaire. Revenu chez ses parents, il se fit faire une fausse carte au nom de « Moreau ». Reparti en Région parisienne, il entra dans un réseau FTP communiste. En 1943, plusieurs membres furent arrêtés par la « brigade du crime » ; le 3 février 1943 Jean fut emprisonné à Fresnes par la Wehrmacht. Le 25 mai, il eut la visite de sa mère et de sa sœur qui lui apprirent qu'il allait partir travailler en Allemagne. Le 7 juillet, enchaînés par 2, ils arrivèrent à Natzweiler-Struthof. Après l'appel, ils durent se déshabiller, se doucher, se badigeonner au grésil, mettre des vêtements avec NN en rouge ; Jean devint le matricule 19410. Dans la baraque, il fut accueilli par un « tu te débrouilles ! ». Là, il retrouva Camille Juillard qui lui apporta un peu de réconfort. Eté 1944, dans des wagons à bestiaux, ils furent dirigés vers Dachau où là ils durent endosser la tenue rayée. Comme Jean était tourneur, il travailla dans une usine en pleine forêt avec de nombreux étrangers à Allach. Les conditions de vie étaient très dures : 5 personnes sur une paillasse ; en hiver la glace formait des stalactites ! Ils devaient porter des sacs de ciment de 50 kg...Le 22 janvier 1945 ils furent renvoyés à Dachau. Jean qui attrapa un œdème puis le typhus, était complètement à plat. Ils furent libérés le 29 avril 1945 mais le grand souci fut le ravitaillement qu'ils cherchèrent dans des fermes de Bavière. Après la guerre Jean reprit son métier de tourneur, se maria et eut des enfants. Après avoir été releveur de compteurs, Jean devint moniteur de colonie de vacances puis économe en 1968.  A partir de 1971 il géra une maison familiale dans le Val d'Isère jusqu'à la retraite en 1980. Retraite bien remplie puisque Jean Villeret intervient encore dans les écoles pour que l’on n’oublie pas. 

 

LA VALEUR PÉDAGOGIQUE DE NOS OBJETS 

L'Association possède des objets (Don de M. Georges Meunier) datant de la Seconde Guerre mondiale, ayant un rapport direct avec la Résistance et la Déportation et dont la valeur pédagogique a été démontrée. En effet, le 14 mars dernier, à la demande d'un des élèves du lycée Louis Thuillier qui avait assisté à notre Assemblée Générale du 14 janvier 2018, nous sommes intervenus auprès des élèves qui préparaient le Concours National de la Résistance et de la Déportation sous la direction de leur professeur Madame De Catheu. Il s'agissait, pour les élèves, de produire une vidéo en utilisant les objets de l'Association, en l'occurrence 3 postes de radio de 1936, 1939 et 1942 ayant servi à la diffusion des discours du Général de Gaulle ainsi que les messages codés destinés aux Résistants. Le thème du Concours était "S'engager pour libérer la France". Avec mon savoir-faire, j'ai manié les postes de radio de façon à diffuser quelques messages codés annonçant le débarquement sur les plages de Normandie. . 


   Les élèves se sont ensuite filmés dans plusieurs situations concrètes de l'époque : habillés en infirmiers soignant des blessés, prenant des notes des messages codés destinés aux réseaux des Résistants, femmes actives dans les différents combats des Résistants .  


Cette préparation a été couronnée de succès : les élèves sont lauréats du Concours National de la Résistance et de la Déportation 2018 et nous en sommes heureux. Preuve s'il en est que nos objets sont d'un grand intérêt pour les élèves de tous les niveaux, du primaire au lycée, leur permettant de mieux comprendre et assimiler la Seconde Guerre mondiale. Nous avons le devoir de mémoire pour les générations nouvelles et futures. L'Association tient à remercier Madame De Cateu pour son accueil chaleureux ainsi que ses élèves pour leur implication, leur enthousiasme et leur gentillesse. Merci de nous avoir permis de montrer l'efficacité et le rôle que pourra jouer notre Centre de Mémoire lorsqu'il verra le jour. Georges Meunier Donateur et membre de l'Association.  

 

Concours National de la Résistance et de la Déportation

Les lauréats dans la Somme

 

La remise des prix était précédée ce vendredi 25 mai 2018 d’une cérémonie au Monument des Picards martyrs de   la Résistance à l’occasion de la journée d’hommage à la Résistance. Etaient présents :  - Mr Philippe DE MESTER, Préfet de la Somme - Mr Jean HUBAC, Directeur académique de l’Education nationale de la Somme - Mr Frédéric BUREAU, Directeur de l’ONAC de la Somme - Mme Marion LEPRESLE, conseillère départementale - Mr Alain GEST, Président d’Amiens Métropole - Mr Mathieu BEAUVARLET, représentant Mme Brigitte FOURE, Maire d’Amiens.   Madame FABRE, dite « Lulu SEBART », Présidente d’honneur de notre Association, nous a quittés 

Née le 1er décembre 1920 à Nogent sur Oise, ouvrière avant-guerre, elle est chargée par Monsieur Deneux, dès 1940, du travail en direction des femmes. Elle passe dans le Calvados dès début 1942, puis en Eure et Loire comme agent de liaison et en 1943 dans la Somme. Elle se verra confier des missions au péril de sa vie. En Ile de France, elle participe aux combats de la Libération de Paris, finira sa course à Nogent sur Oise au sein de la Commission sociale, désignée pour prêter main forte aux démunis.  Madame Sebart fait partie de ces femmes héroïques qui, patriotes, volontaires, dans l’ombre, se sont vouées corps et âme à la lutte clandestine. « Nous sommes les oubliées de l’histoire, clamera-t-elle, nous qui avons fait don de notre vie, peu de monde parle de nous ».            .

 Classes de tous les lycées  


 Devoir individuel : 1ère : Sylvaine CALLIES Lycée Louis Thuillier Amiens 

 

Travail collectif : Lycée Louis Thuillier Amiens AUSCHER Lucas, CALLIES Sylvaine, LOISEL Paul, MOHAMMEDI Clara, POIX Lily, PROOT Rachel, SINOQUET Tom, THIMEL Marie, UPRAVAN Gabriel, VNTYGHEM Yann. 

 


 


 ELEVES DE 3èmes des COLLEGES

  

Devoir individuel : 1ère : Melissa DUBOS Collège Millevoye Abbeville

 

Travail collectif : Collège Amiral Lejeune Amiens. AGOSTO Angelo, BARNIER Yanis, BEDROUNI Mehdi, BERHAULT Louise, CAMARA Mahoua, CLERSY Alexis, DELAVIERE Clémentine, DRAME Sankoumba DUBOIS Morgane, FROISSART Taïna, GIL Léa, GORLIER Marine, HAMDANI Leila, LANGLET Laissa, LECUBIN Antoine, LITIM Riyad, MANSANGA Denisette, MORADI Jebran, NGUYEN Carine, PORQUET Alycia, QUENTIN Mattéo, RANDRIANARISON Iharéna, ROSSET Louise, ROTSAERT Léa, TOUDICK Nathan, VIENNE Zoé, WLODARCZYK Anja, ZOUITA Camille. 

ACTUALITES PREMIER TRIMESTRE 2018

Monsieur Emmanuel MACQUET soutient notre projet

Monsieur Emmanuel MACQUET, député de la 3ème circonscription de la Somme a écrit à Madame DARRIEUSSECQ : extrait de ce courrier :

« Je tiens à vous faire part de mon soutien plein et entier à cette initiative qui répond à un besoin très fort dans la population samarienne de disposer d’un lieu d’hommage et de recueillement pour les victimes de la Seconde Guerre mondiale. Ce projet aurait une ampleur départementale, puisque certains résistants originaires de Mers les Bains, la commune dont j’ai été maire pendant 16 ans, ont été exécutés par les soldats allemands à

cetendroit ».

Assemblée Générale et Conférence

Notre Assemblée Générale s’est tenue le dimanche 14 janvier 2018 dans la salle des fêtes de Saint Fuscien et a réuni environ 45 personnes, avec la présence de Monsieur Manable, Sénateur. La nouvelle présidente, Madame Anatolie Mukamusoni a fait le point sur l’année écoulée et a rappelé que notre Association a vu le jour en 2012 et que, depuis, nous travaillons sans relâche et poursuivons le même but et les mêmes objectifs. 

 

La veille, une conférence et une exposition ont eu lieu dans la même salle, auxquels ont participé une vingtaine de personnes. Cette conférence avait pour thème les combats de 1940 sur le plateau de Dury et Saint Fuscien et a donné lieu à un hommage à Monsieur Marcel Martin, cheminot résistant, réfugié à Saint Fuscien et tué à Cagny le 2 septembre 1944 par deux Allemands en déroute. Le petit fils de Monsieur Martin avait fait le déplacement et nous a remerciés pour l’hommage rendu à son grand père.  

Responsable